samedi 24 mai 2014

Ma semaine à Cannes par Thibaut

Ma semaine à Cannes a débuté de manière particulière : j'ai du rejoindre le groupe en train le deuxième jour car j'ai passé un examen de musique le samedi 17  mai au soir.
Ainsi dimanche matin, après quelques minutes passées à marcher le long de la mer et être passé à hôtel, j'ai rejoint les autres devant le cinéma la Licorne. Le groupe sortait du film Un Amour Fou et apparemment, selon la majorité des personnes, je n'avais rien raté d'exceptionnel. Nous sommes ensuite descendu au centre ville de Cannes. Là bas, après avoir récupéré nos accréditations, nous découvrons le coeur du festival : la foule, les marches et une impressionnante masse de personnes sur leur 31. Un déjeuner sur la plage et direction la quinzaine des réalisateurs ! Mon premier film de la semaine s'intitule Les Combattants, un régal ! Je peux d'ailleurs dire qu'une bonne partie des films de la quinzaine était superbe, que ce soit Cold in July, These Last Hours ou encore Whiplash. D'un autre côté, j'ai un avis partagé sur P'tit Quinquin, qui présentait des personnages drôles et originaux mais était porté par un scénario stagnant et une enquête policière décevante ... Nous avons ensuite visionné Alléluia, j'ai quitté la salle pendant la projection car j'ai été dépassé par la violence perverse présente dans ce film.
Pour ce qui est de mon expérience de la montée des marches, j'ai eu du mal à être comblé. J'ai fait ma première tentative lundi soir, en vain. Il pleuvait et malgré mes efforts, personne ne se décida à me donner une de ces précieuses invitations. Le lendemain, Mme Madenspacher nous donna des places pour une séance à 16h au palais. Cette montée fut très brève, et il manquait le charme de la soirée. Puis mercredi, à 19h, j'obtiens une invitation grâce à Mélanie ! Je fais la queue très longtemps, l'équipe de The Search passe, tout le monde rentre, les photographes s'en vont. C'est seulement après cela que j'ai pu monter sur ces marches désertes. Enfin, jeudi soir avait lieu la projection du film Pyo Jeok, nous avions déjà les invitations. Après une longue attente sous la pluie, me voilà sur les marches ! Cette dernière montée fut délicieuse !
En conclusion je suis ravi de ma semaine au festival de Cannes, seul un point me dérange : la tendance générale des films est à la violence, au sexe, et aux images choc. Ces thèmes ne me dérangent  pas à l'origine, mais je suis déçu de voir qu'il est aujourd'hui presque impossible de faire un "bon film" sans entrer dans cette facilité. Je souhaite ainsi parler de Pride, qui à mes yeux est un très beau film, un hymne a la tolérance, tout en s'épargnant de cette violence inutile.

Thibaut

Critique de "Pride" de Matthew Warchus

Synopsis Été 1984 Margaret Thatcher est au pouvoir et l'Union Nationale des Mineurs est en grève. À Londres, un groupe d'activistes gays et lesbiens décide de récolter de l'argent pour venir en aide à leurs familles. Mais l'U.M.N semble embarrassée de recevoir leur aide. Lebgrouoe d'activistes décide alors d'aller à la rencontre des mineurs.

Le film est tiré de faits réels et la majeure partie des personnages du film ont existé, ces petits éléments rendent ce film plus vrai que nature. De même pour la façon de filmer et d'incorporer des photos de scènes fixes, cela leur donne un côté intemporel mais aussi cela donne l'impression que ce sont des photos de famille, comme si elle remplaçait la famille un peu bancale de Joe.

Le son souvent d'une qualité parfaite avait un peu une consonance patriotique rendant ainsi les actions des acteurs héroïques. Cependant les acteurs ne se considèrent pas comme cela ce qui leur apporte plus de vérité dans leur jeu.

Avis personnel Un film qui dure 1h57 et dont on ne s' ennuie pas une seule fois. C'est un film innovant, nous enseignant certaines choses qu'on ne savait pas forcément et aussi qu'il faut se battre pour réussir et que parfois il faut savoir admettre son erreur. Écrit par Inès Pillon

Analyse de 8 balles

8 balles
Réalisateur : Frank Ternier
 
Gabriel est un français qui vit à Taipei. Il y a 6 mois, un homme roux est rentré chez lui par effraction et les a agressé lui et sa famille, tuant sa femme et blessant sa fille Yuan Yuan a la jambe. Celle ci en souffre encore. Depuis ce jour, Gabriel a comme un trou dans la tête, il se sent vide et semble vivre dans l'unique but de retrouver le tueur. Il le traque a travers la ville grâce à son odeur de friture de poisson très reconnaissable.
 
Il s'agit d'un film d'animation alternant des scènes claires et nettes, et des scènes sombres et saccadées. Dans les scènes claires, on voit Gabriel guidé par les effluves de friture représentées par des poissons rouges flottant dans le ciel. Dans ces scènes le tueur est vu avec une tête de poisson rouge. Durant les scènes plus sombres, le fond est noir, le tueur est dessiné avec des traits imprécis et multiples, blancs pour les corps et rouges pour l'arme ( un glock ) et les blessures infligées a la femme et Yuan Yuan. 
Les voix off sont intriguantes ; il y a une voix masculine et une voix féminine. La première passe sans arrêt du discours a la 1ere personne,  a celui a la 3eme personne sans transitions. Le narrateur est donc a la fois interne car parlant comme étant Gabriel, et un narrateur externe omniscient. La voix de femme quant à elle est souvent utilisée pour parler de la fille de Gabriel, et répétée aussi souvent les paroles de l'homme.
 
Nous avons trouvé ce court métrage étrange mais poignant. Au début l'on ne comprend pas beaucoup la situation mais au fur et à mesure du film les pièces du puzzle s'assemblent. Nous avons également beaucoup apprécié le graphisme du film. 


Alix GAVER DURR et Melody KERN