jeudi 29 mai 2014

Analyse Maps To The Stars par Mélodie Derotus



Critique

Maps To The Stars

Réalisateur : David Cronenberg
Acteurs principaux : Julianne Moore, Mia Wasikowska, John Cusack, Olivia Williams,       Robert Pattinson, Evan Bird
Genre : Drame
Date de sortie : 21 mai 2014
Durée : 1h51
Nationalité : Etats-Unis
Version : VOSTFR couleur


Ce film était présenté en compétition officielle au Festival de Cannes 2014.
Julianne Moore a reçu le Prix d’Interprétation Féminine.



L’histoire se déroule à Hollywood. Ville des stars et des paillettes. Là-bas vit une famille célèbre : la famille Weiss ; dont le fils, Benji, aspire à être une future grande star du cinéma.
Mais la famille Weiss possède un secret, une grande sœur disparue depuis longtemps qui demeurait dans un hôpital psychiatrique.
Là-bas vit aussi Havana Segrand, une autre célébrité, actrice et fille d’actrice mais qui transporte avec elle un très lourd passé, une relation mère-fille pas comme les autres qui la traumatise encore. Malgré tout ça, elle souhaite plus que tout jouer le rôle de sa mère (qui est décédée il y a longtemps) dans le remake d’un des vieux films de cette dernière.
Ensuite il y a Agatha. Une jeune fille mystérieuse, brûlée sur les ¾ de son corps suite à un incendie. Elle n’est pas une star Hollywoodienne mais elle s’installe à Los Angeles et trouve du travail en tant qu’ « esclave » de Havana Segrand.
Lorsque la famille Weiss apprend la nouvelle, elle panique et tente d’éloigner le plus possible Agatha de Benji.


David Cronenberg est notamment connu pour le film « La Mouche » ou plus récemment « Cosmopolis ». Ses films sont tournés vers l’horreur, la science-fiction, le fantastique et sont aussi influencés par la psychanalyse.

Le jeu des acteurs est vraiment très bon. C’est un film assez dynamique. On peut mettre un point d’honneur sur le petit Benji (Evan Bird) qui joue tellement bien qu’on le déteste (une sorte de Joffrey Baratheon /Game of Thrones).
Mia Wasikowska est très douée quand il s’agit de rôle étrange, psychédélique. Le rôle d’Agatha lui va très bien.
Julianne Moore est énervante et en même temps, elle nous inspire de la pitié. Elle a su retranscrire une sorte de caricature d’elle-même (ce qui n’a pas dû être très facile). Tout en s’essayant à des scènes gênantes (comme la scène des toilettes, ou du triolisme)
Je trouve que le casting de ce film est vraiment remarquable.

Visuellement le film est beau. Juste une remarque négative : Les effets spéciaux utilisés pour créer le feu au bord de la piscine sont plutôt ridicules.

Le scénario est très perturbant. Jamais je n’avais vu un film écrit de cette manière.
On peut noter que tout le long du film, le poème « Liberté » de Paul Eluard est cité strophe par strophe. Il donne au film une ambiance digne des films d’horreurs où des enfants chantent des comptines.

J’ai aimé ce film car il n’était vraiment pas comme les autres. L’histoire est très perturbante mais on ne la lâche pas des yeux. Je ne suis pas sûre qu’on sorte de la salle avec une morale. On en sort un peu bouleversé, dans une certaine incompréhension. L’histoire de cette famille, de ses stars d’Hollywood, nous dépasse complètement. Je ne le considère pas comme tout public, les dialogues sont parfois vulgaires et quelques scènes le sont également.
Je ne le considère pas vraiment non plus comme une belle histoire… ou alors il faut prendre du recul, beaucoup de recul, et là on peut éventuellement apprécier la fin.
Je dirai que c’est juste une histoire. Différente de celles que l’on a l’habitude de voir. Elle n’est ni belle, ni triste, ni quoi que ce soit. Juste une histoire.
Je n’ai même pas réussi à prendre parti pour qui que ce soit. Aucun personnage n’est tout blanc ou tout noir. Ils appartiennent tout à une nuance de gris.







Mélodie Derotus 2nd6

dimanche 25 mai 2014

Les Alsaciens à Cannes: le retour! Par Inès

Voilà l'heure du départ,  l'heure des au revoir et l'heure des regrets.  Après une semaine de folie avec très peu d'heures de sommeil, nous revoilà à notre point de départ: le bus. C'est dans des moments pareils que les regrets se font, des choses pas faites, pas vues ou pire encore pas achetées! Parce que oui nous venons pour les films mais les achats c'est aussi important surtout si on peut les faire sur la Croisette. Cette semaine nous a permis de découvrir de nouvelles facettes de chaque personne, parfois la semaine se passe très bien et parfois pas. Les expériences comme celle-ci sont merveilleuses et toutes différentes,  alors lorsqu'on nous en propose une, il faut ne pas se poser de questions et foncer. Telles des célébrités nous étions arrivées  à Cannes dans le but de conquérir le maximum de salles de cinéma, et pour le retour nous sommes redevenus les simples élèves du lycée Lambert de Mulhouse en Alsace. 
Oui, maman j'arrive,  oui j'ai fait mes devoirs, oui je me suis brossé les dents et oui je vais me coucher. 
Les Alsaciens à Cannes,le retour.

samedi 24 mai 2014

Ma semaine à Cannes par Thibaut

Ma semaine à Cannes a débuté de manière particulière : j'ai du rejoindre le groupe en train le deuxième jour car j'ai passé un examen de musique le samedi 17  mai au soir.
Ainsi dimanche matin, après quelques minutes passées à marcher le long de la mer et être passé à hôtel, j'ai rejoint les autres devant le cinéma la Licorne. Le groupe sortait du film Un Amour Fou et apparemment, selon la majorité des personnes, je n'avais rien raté d'exceptionnel. Nous sommes ensuite descendu au centre ville de Cannes. Là bas, après avoir récupéré nos accréditations, nous découvrons le coeur du festival : la foule, les marches et une impressionnante masse de personnes sur leur 31. Un déjeuner sur la plage et direction la quinzaine des réalisateurs ! Mon premier film de la semaine s'intitule Les Combattants, un régal ! Je peux d'ailleurs dire qu'une bonne partie des films de la quinzaine était superbe, que ce soit Cold in July, These Last Hours ou encore Whiplash. D'un autre côté, j'ai un avis partagé sur P'tit Quinquin, qui présentait des personnages drôles et originaux mais était porté par un scénario stagnant et une enquête policière décevante ... Nous avons ensuite visionné Alléluia, j'ai quitté la salle pendant la projection car j'ai été dépassé par la violence perverse présente dans ce film.
Pour ce qui est de mon expérience de la montée des marches, j'ai eu du mal à être comblé. J'ai fait ma première tentative lundi soir, en vain. Il pleuvait et malgré mes efforts, personne ne se décida à me donner une de ces précieuses invitations. Le lendemain, Mme Madenspacher nous donna des places pour une séance à 16h au palais. Cette montée fut très brève, et il manquait le charme de la soirée. Puis mercredi, à 19h, j'obtiens une invitation grâce à Mélanie ! Je fais la queue très longtemps, l'équipe de The Search passe, tout le monde rentre, les photographes s'en vont. C'est seulement après cela que j'ai pu monter sur ces marches désertes. Enfin, jeudi soir avait lieu la projection du film Pyo Jeok, nous avions déjà les invitations. Après une longue attente sous la pluie, me voilà sur les marches ! Cette dernière montée fut délicieuse !
En conclusion je suis ravi de ma semaine au festival de Cannes, seul un point me dérange : la tendance générale des films est à la violence, au sexe, et aux images choc. Ces thèmes ne me dérangent  pas à l'origine, mais je suis déçu de voir qu'il est aujourd'hui presque impossible de faire un "bon film" sans entrer dans cette facilité. Je souhaite ainsi parler de Pride, qui à mes yeux est un très beau film, un hymne a la tolérance, tout en s'épargnant de cette violence inutile.

Thibaut

Critique de "Pride" de Matthew Warchus

Synopsis Été 1984 Margaret Thatcher est au pouvoir et l'Union Nationale des Mineurs est en grève. À Londres, un groupe d'activistes gays et lesbiens décide de récolter de l'argent pour venir en aide à leurs familles. Mais l'U.M.N semble embarrassée de recevoir leur aide. Lebgrouoe d'activistes décide alors d'aller à la rencontre des mineurs.

Le film est tiré de faits réels et la majeure partie des personnages du film ont existé, ces petits éléments rendent ce film plus vrai que nature. De même pour la façon de filmer et d'incorporer des photos de scènes fixes, cela leur donne un côté intemporel mais aussi cela donne l'impression que ce sont des photos de famille, comme si elle remplaçait la famille un peu bancale de Joe.

Le son souvent d'une qualité parfaite avait un peu une consonance patriotique rendant ainsi les actions des acteurs héroïques. Cependant les acteurs ne se considèrent pas comme cela ce qui leur apporte plus de vérité dans leur jeu.

Avis personnel Un film qui dure 1h57 et dont on ne s' ennuie pas une seule fois. C'est un film innovant, nous enseignant certaines choses qu'on ne savait pas forcément et aussi qu'il faut se battre pour réussir et que parfois il faut savoir admettre son erreur. Écrit par Inès Pillon

Analyse de 8 balles

8 balles
Réalisateur : Frank Ternier
 
Gabriel est un français qui vit à Taipei. Il y a 6 mois, un homme roux est rentré chez lui par effraction et les a agressé lui et sa famille, tuant sa femme et blessant sa fille Yuan Yuan a la jambe. Celle ci en souffre encore. Depuis ce jour, Gabriel a comme un trou dans la tête, il se sent vide et semble vivre dans l'unique but de retrouver le tueur. Il le traque a travers la ville grâce à son odeur de friture de poisson très reconnaissable.
 
Il s'agit d'un film d'animation alternant des scènes claires et nettes, et des scènes sombres et saccadées. Dans les scènes claires, on voit Gabriel guidé par les effluves de friture représentées par des poissons rouges flottant dans le ciel. Dans ces scènes le tueur est vu avec une tête de poisson rouge. Durant les scènes plus sombres, le fond est noir, le tueur est dessiné avec des traits imprécis et multiples, blancs pour les corps et rouges pour l'arme ( un glock ) et les blessures infligées a la femme et Yuan Yuan. 
Les voix off sont intriguantes ; il y a une voix masculine et une voix féminine. La première passe sans arrêt du discours a la 1ere personne,  a celui a la 3eme personne sans transitions. Le narrateur est donc a la fois interne car parlant comme étant Gabriel, et un narrateur externe omniscient. La voix de femme quant à elle est souvent utilisée pour parler de la fille de Gabriel, et répétée aussi souvent les paroles de l'homme.
 
Nous avons trouvé ce court métrage étrange mais poignant. Au début l'on ne comprend pas beaucoup la situation mais au fur et à mesure du film les pièces du puzzle s'assemblent. Nous avons également beaucoup apprécié le graphisme du film. 


Alix GAVER DURR et Melody KERN

vendredi 23 mai 2014

Analyse d'Alléluia par Lucie

Alléluia 

Le réalisateur de ce film est Fabrice du Welz. Les acteurs principaux sont Lola Dueñas, Laurent Lucas et Héléna Noguerra. Ce film nous raconte l'histoire de Gloria, qui rencontre Michel, un quadragénaire fétichiste des pieds, effectuant des rites sataniques pour conquérir des femmes et les dépouiller ensuite de toutes leurs richesses. Gloria en tombe amoureuse et le suit dans ses rocambolesques aventures de séduction en se faisant passer pour sa sœur. 

Nous pouvons remarquer beaucoup de plans rapprochés sur les visages des personnages principaux, tel que Gloria et Michel. Nous pouvons aussi nous rendre compte que le film contient une prédominance de  couleurs sombres ainsi que des couleurs chaudes. Le réalisateur utilise en fait ce mélange de couleurs pour nous montrer les différentes facettes des personnages, en particulier celle sombre, qui représente la cruauté, la folie et la douleur que peuvent ressentir le couple, alors que celle lumineuse nous montre l'amour flottant entre les deux personnages. Le jeu entre les couleurs claires et les couleurs sombres rend le film surprenant et terrifiant. La qualité plutôt mauvaise de l'image, notamment les grains, ainsi que la musique plutôt perçante et stridente rajoutent un effet de stress au spectateur. 

Avis personnel : J'ai apprécié ce film, même si il était parfois effrayant et choquant. 


Lucie VIVENOT, 2nde 8

Dernière soirée...

Les enseignants sont dans le théâtre Lumière pour le film d'Olivier Assayas, Sils Maria. Quelques élèves aussi...comme Aurélie et Léontine par exemple